La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, un instrument international relatif aux droits humains rédigé avec les peuples autochtones, a été adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU le 13 septembre 2007 après plus de deux décennies de négociations.

La Déclaration affirme les droits inhérents ou préexistants collectifs des peuples autochtones, ainsi que les droits de la personne des femmes, des hommes et des enfants autochtones. Elledéfinit un cadre pour la justice et laréconciliation, et étend les normes existantes en matière de droits humains à la situation particulière des peuples autochtones aux spécificités historique, culturel et social.

La Déclaration stipule aussi que les droits qu’elle reconnaît «constituent les normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde.

Le printemps de 2016 Romeo Saganash a déposé le projet de loi C-262 visant à ce que les lois du Canada respectent la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le député Saganash a passé 23 ans auprès des Nations Unies afin de négocier les éléments de cette Déclaration, laquelle ayant été approuvée par le Canada en 2010. Il s’agit de la seconde fois que le député Saganash dépose un projet de loi de cette nature; en effet, dans la précédente législature, son projet de loi a été pleinement approuvé par son parti et les députés du parti Libéral et du parti Vert ont également voté en faveur de son adoption. En ce moment, le Premier Ministre Trudeau a déjà précisé que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies est une priorité pour son gouvernement.

Dans le cadre législatif de ce projet de loi, les impacts tels que les traumatismes intergénérationnels, l'appauvrissement sévère, les épidémies de suicide, les troubles de la santé mentale et physique ainsi que la profonde perte d'espoir doivent plus que jamais recevoir toute l'attention qu'ils méritent. La mise en œuvre législative de la Déclaration des Nations Unies contribuera à assurer que les progrès réalisés seront difficilement révisables par un futur gouvernement et rejetterait explicitement le colonialisme en favorisant plutôt la justice, l'égalité, le respect des droits de l'Homme et les principes fondamentaux en matière de bonne foi. Le projet de loi comprend également un plan d'action national tel que recommandé par la Commission de Vérité et Réconciliation et apportera plus de clarté législative, tout en soulignant l'importance d'harmoniser les lois fédérales. Ces derniers aspects faciliteront grandement le développement et les investissements.

La Commission de Vérité et Réconciliation est impérative, le Canada doit maintenant adopter et mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones pour encadrer adéquatement la réconciliation des peuples du pays.